URBANISME
Un maillage de transport plutôt dense
Jouant de sa position centrale sur l’île, la ville de Fort-de-France est bien desservie. Au niveau des voies routières, la A1 relie la Capitale à l’aéroport Aimé Césaire, puis la RN prend le relais, vers le sud de la Martinique. Quatre routes nationales desservent également la ville :
- La RN1 en direction de Trinité ;
- La RN2 en direction de Saint-Pierre ;
- La RN3 ou Route de la Trace, en direction du Morne-Rouge ;
- La RN4 en direction de Saint-Joseph.
D’est en ouest, la rocade RD41 contourne la Capitale.
Avec 135 quartiers à relayer, le transport en commun routier est très important à Fort-de-France. Son réseau principal urbain, appelé Mozaïk, s’étale sur le périmètre de la CACEM, à savoir Schoelcher, Le Lamentin et Saint-Joseph. Au niveau de la Pointe Simon, la mythique gare des taxis collectifs permet de relier la Capitale aux autres communes de l’île.
Plus récemment, et dans le but de désenclaver les routes, le TCSP a commencé ses premières rotations, reliant le centre-ville de Fort-de-France depuis la Pointe Simon au Lamentin – Place Mahault, échangeur de Carrère et aéroport Aimé Césaire. Le réseau cyclable, comme la plupart du territoire, est très peu exploité. Certaines zones permettent tout de même aux passionnés de vélo d’en pratiquer, notamment sur la route de Didier, après le tunnel, au niveau du front de mer, non loin du Stade Louis Achille et dans la zone aéroportuaire.
Situé à 10 km du centre de Fort-de-France, l’aéroport international Martinique Aimé Césaire, comptait en 2019 2 000 000 passagers. Les arrivées proviennent principalement de :
- la Caraïbe (Guadeloupe, Saint-Martin, Cuba, Haïti, République Dominicaine, Porto Rico, Barbade…)
- l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada)
- l’Amérique du Sud, en transitant par la Guyane Française ;
- et de l’Europe (principalement la France hexagonale et la Belgique).
Sur le plan maritime, la Baie de Fort-de-France est un atout considérable. Les Iléens et habitants avoisinants – notamment les Arlésiens – peuvent rapidement rejoindre la Capitale en empruntant l’une des Vedettes Madinina. Il en est de même pour les Foyalais ou les habitants avoisinants qui souhaitent atteindre les Trois-Ilets en 20 ou 30 minutes. Il existe d’autres compagnies maritimes qui utilisent la Capitale comme maillon fort pour ses rotations. C’est le cas, par exemple, de la compagnie Albatros qui relie Fort-de-France au Marin, mais aussi à Rodney Bay (Sainte-Lucie) ou encore de l’Express des Iles qui relie Fort-de-France à Saint-Pierre, mais aussi la Martinique à la Guadeloupe, à la Dominique et à Sainte-Lucie.
En dehors du territoire, et pour les passionnés de croisières, l’embarquement se tient au port de Fort-de-France. Martinique
Territoire majoritairement importateur de marchandises (70% environ), le transit par voie maritime est colossal. Après la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique, c’est au tour du Grand Port de la Martinique de gérer le port de Fort-de-France, le plus important de l’île. Quelles sont ses principales caractéristiques ?
- Il s’étend sur plusieurs sites : terminal des conteneurs de la Pointe des Grives, quais de la Baie des Tourelles, quai Ouest, bassin de Radoub et terminal de Croisière de la Pointe Simon.
- Il détient le rang de 6e port de conteneurs de France avec 160 000 conteneurs EVP contrôlés chaque année.
- Générant environ 1 000 emplois directs, il représente le premier bassin d’emploi de l’outre-mer français.