HISTOIRE de la commune LE MARIN
La commune du Marin est l’un des plus anciens sites habités de la Martinique. Elle s’appelait encore ” Cul-de-Sac de Saint-Etienne du Marin ” et comptait 199 habitants lors du premier dénombrement ordonné par Colbert en 1664, formée de Sainte-Anne et d’elle-même.
Colonisée au 17ème siècle, la ville voit son port grandir très rapidement, ce qui permet le développement du commerce maritime.
Situé dans le sud de la Martinique et bordé par la mer, Le Marin faisait partie des nombreuses portes d’entrée que voulurent emprunter les Anglais afin de subtiliser la Martinique aux Français, et fut le théâtre de nombreuses batailles navales entre Français et Britanniques.
Après la reconstruction du bourg suite à sa destruction par les Anglais, 60 miliciens du Marin participent au “gaoulé” (révolte) du Diamant, sous la conduite du capitaine Henri Saint-Amour.
Le comte d’Ennery pose la première pierre de l’église du bourg du Marin, après une autre attaque anglaise.
En 1728, Sainte-Anne, ayant obtenu son indépendance, se sépare du Marin qui, 3 ans plus tard, deviendra le chef-lieu du département auquel il appartient et possédera en prime une lieutenance royale. Doté d’un port (future marina actuelle), Le Marin commerce essentiellement par la mer, sans pour autant délaisser ses activités agricoles.
C’est en 1839 qu’il est érigé en commune et son premier maire Jean-Baptiste Pelet de Lautrec est élu.
Le travail du bois devient une véritable industrie vers 1868.
Dès l’année suivante, la création de l’usine sucrière du Marin apporte une certaine dynamique à la commune, qui concentre désormais toute l’activité économique produite par les 120 autres usines de la région.
La crise sucrière que connaîtra la Martinique en 1969 mettra fin à l’activité. Le Marin n’en perd pas son attractivité et devient la sous-préfecture du sud de l’île.
C’est près de cette usine qu’aura lieu l’incident à l’origine de ” l’insurrection du Sud ” : un conflit qui met en exergue les ravages du racisme et de la colonisation. Plusieurs habitations sucrières seront incendiées à Rivière-Pilote et le mouvement sera écrasé dans le sang par le gouvernement.
Dans les années 1970, la disparition de l’économie de la canne est précipitée par les difficultés du monde agricole.
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