HISTOIRE de la commune de SAINTE MARIE
Sainte-Marie, berceau des traditions martiniquaises !
Autrefois appelée “Capitale de la Caraïbe”, Sainte-Marie était une ville peuplée par les Caraïbes jusqu’à l’arrivée des colons en 1658.
De nombreux vestiges archéologiques ont été retrouvés dans la ville notamment au quartier Lassalle et à Petite Rivière salée.
Les Caraïbes utilisaient beaucoup les ressources naturelles du territoire dans leur mode de vie.
Le roucou, par exemple, était utilisé pour ses vertus de répulsif de moustiques.
L’argile et certains arbres leur permettaient de confectionner quelques objets en poterie et en vannerie.
Pour se nourrir, ils cultivaient du manioc et de la patate et pêchaient à la mer ou à la rivière.
En 1658, chassés par les colons, ils partent s’installer dans le sud de l’île et en Dominique.
De leur côté, les nouveaux habitants de la région se rassemblent autour d’un fortin nommé “Fort Sainte-Marie” en honneur à la Sainte Vierge Marie.
En 1659, Fonds Saint-Jacques est donné par Madame Duparquet en concession aux religieux Dominicains.
Mais le Père Boulogne recevra en cadeau la propriété de Fonds Saint-Jacques, de Madame la Gouverneure, pour récompenser son engagement auprès des troupes colonialistes françaises.
La commune, quant à elle, se développera petit à petit autour de l’agriculture.
En 1664, Piquet de la Calle, s’essayera même à la culture de mûriers, dont il enverra la soie qui en résulte à Colbert.
Le Père Labat sera une personne très importante dans la construction de la réputation du domaine de Fonds Saint-Jacques tel qu’on le connaît actuellement.
Chargé d’administrer ce dernier de 1696 à 1705, il transformera ce simple monastère en une sucrerie.
Un chemin de fer avec un train sera créé pour transporter ce sucre jusqu’à l’usine du Galion située à Trinité, mais aussi pour faciliter son exportation par les bateaux.
Ce chemin empruntait le “tombolo” (banc de sable) et passait sur l’îlet avant d’arriver à destination.
Des vestiges de ce passage sont toujours visibles sur l’îlet Sainte-Marie.
De 1730 à 1740, la commune connaît une prospérité sans précédent, jusqu’à l’occupation des Anglais de 1744 à 1782. Ce qui marquera un déclin de l’activité économique de l’île.
En 1833, Sainte-Marie participera activement à la récolte d’esclaves au Lorrain.
L’affaire Grande-Anse aboutira sur la condamnation de Jean-Baptiste Agricole entre autres, considéré comme un “chef de file”.
Après l’abolition de l’esclavage, de nouveaux hameaux voient le jour à Sainte-Marie.
Celui de Bezaudin, par exemple résulte de la séparation des terres d’un duc du même nom, entre les Nèg Mawon et les colons.
De nombreux affrontements sociaux eurent lieu après l’abolition de l’esclavage en 1848, entre les partisans du député Bissette et ceux du pro abolitionniste Victor Schœlcher.
Quelques années plus tard, un samaritain va s’illustrer par son intelligence et son engagement politique : Joseph Lagrosillière.
Conseiller général, maire de la ville, et député de la 3e circonscription de l’île, il se présente face à Aimé Césaire lors des élections municipales de Fort-de-France en 1945.
Es ou té sav sa ?
Joseph Lagrosillière est le fondateur du socialisme en Martinique, du groupe socialiste des Antilles et du premier syndicat agricole.