HISTOIRE de la commune de SAINT JOSEPH
Un combat de longue haleine
La bataille pour que Saint-Joseph devienne une commune ne fut pas une mince affaire !
Tout a commencé lorsque le conseil privé de la colonie, a décidé en 1842, de construire une chapelle au Lamentin.
Située dans la partie nord du lamentin, dans un territoire connu sous le nom de “la Chapelle”, cet édifice sera la premier de la future commune de Saint-Joseph !
Nommée Rivière-Blanche, de par son emplacement entre cette dernière et la rivière La Lézarde, elle dépend du Lamentin.
Dès lors, la Chapelle devient un point de rassemblement pour toute la population environnante.
Cette dernière décide donc d’aménager les lieux, et de construire des habitations.
Peu après, la Chapelle devient une paroisse grâce à la nomination d’un curé.
Des travaux y sont faits, afin de l’agrandir pour faire face au nombre de fidèles qui ne cesse d’accroitre.
La paroisse prend alors des allures de petit bourg.
D’autres structures seront créées, comme une école gratuite de garçons dirigée par les frères de Ploërmel.
En 1863, puis en 1866, seront respectivement créés une salle d’asile destinée aux garçons puis une autre pour les filles, sur l’habitation du Monsieur Charlery.
Mais un problème subsiste : la Rivière Blanche n’est pas un lieu approprié au développement d’une forte agglomération.
Les autorités veulent donc déplacer la paroisse et profiteront de la dégradation de l’Église pour ordonner sa fermeture en 1874.
Les habitants, mécontents, se déplacent tout de même de quelques kilomètres au sud, dans un lieu nommé la Rosière.
Assez rapidement, ils décident de se rendre à 3km au nord de la Rosière.
L’abbé Benoît Justin répondant au nom de Maillard Eugène, décida de nommer cette nouvelle paroisse “Saint-Joseph”.
Le nouveau but pour Saint-Joseph est d’être érigée en commune !
Cette bataille entre les anciens habitants de la Rivière Blanche et l’administration coloniale débutera officiellement en 1862.
Ces derniers mettent en avant :
– l’éloignement géographique de leur paroisse par rapport aux administrations
– le nombre d’habitants vivant sur le territoire, soit 2400
– la nécessité d’avoir sur place un adjoint spécial chargé de l’état civil
– l’existence d’une chapelle, d’un cimetière, d’un presbytère, d’une école, et d’une caserne de gendarmerie dans l’enceinte de leur paroisse.
Le procureur général, membre du conseil privé ne voyait pas les choses du même œil.
Qui plus est, l’Église, vétuste, n’était plus en mesure d’accueillir ses fidèles.
Il prit donc la décision de la fermer.
L’Abbé Maillard ne démordait pas !
Sa paroisse deviendrait une commune.
Il fit même installer une grande statue de “Saint-Joseph”, Saint patron de la ville, entre deux palmiers sur un mamelon dominant le bourg.
La paroisse pris officiellement le nom de ce dernier en 1888, une fois affranchie de la tutelle administrative et financière du Lamentin.
En 1879, ce fut au tour de l’Église de la Rosière de fermer ses portes.
Mais c’était sans compter sur la détermination du nouveau curé, l’Abbé Lambolez qui, avec des équipes de volontaires de tous âges, allait redonner vie à cette vieille bâtisse.
Nuit et jour, les paroissiens s’affairent aux travaux de leur Église avec enthousiasme.
Puis, le 19 Avril 1888, suite à la promulgation de la loi du 24 mars de la même année, Saint-Joseph fut érigée en commune !
URBANISME
Membre de la CACEM, la commune de Saint-Joseph Martinique fait partie du réseau de transport du centre de l’île : Martinique Transport (anciennement Mozaik).
Saint-Joseph peut être rejoint grâce aux D15 et D15B depuis le nord et la 13 A et 57 par le sud.