L’ingéniosité au service de la simplicité
On se demande souvent comment les bois dressés ne tombent pas à l’eau à la première vague venue. Le principe est simple mais ingénieux. Au bout de chaque bois dressé il y a une encoche. Pour la partie se trouvant dans l’embarcation, elle permet à ce dernier de s’emboîter sous la lisse de la yole. De l’autre côté, le poids du coursier agit comme un contrepoids, ce qui permet au bois de rester en butée et de garantir le maintien de celui-ci contre le rebord de la yole (bon garantir, c’est un bien grand mot ☺).
Ensuite, pour empêcher que le bois n’aille vers l’arrière, alors que dans l’embarcation, il est en buté contre un membre de la yole, il vient en buté contre ce que l’on appelle un tolet.
Un bois dressé peut mesurer jusqu’à 4 mètres de long et entre 10 et 15cm de large ce qui en fait un élément peu maniable. Il faut cependant, en fonction des manœuvres, de la force du vent ou pour éviter une collision avec une autre yole, pouvoir le lever et le déplacer de tribord à bâbord. Encore une fois, le système est simple mais nécessite d’être réalisé rapidement, et de façon fluide. Il s’agit ici de retirer le bois de sa position, puis de le faire glisser sur le bord de la yole afin qu’il puisse de nouveau s’emboiter à l’opposé.
Accessoire indispensable, élément iconique, le bois dressé à aussi une autre signification sur la yole mais nous verrons cela la prochaine fois.