C’est au Centre Commercial Le Rond Point situé à Fort-de-France, où se tenaient des expositions éphémères, que j’ai été littéralement happée par les œuvres d’un jeune artiste Martiniquais talentueux. Envoûtant, magique, afro caribéen empreint d’un certain mysticisme, c’est ce que m’inspire l’art de Dylan Harisson dont j’ai souhaité retracer le portrait.
Ce qui m’a tout de suite frappé chez lui : son calme et sa maturité, une sorte de force tranquille étonnante pour son jeune âge. Partons à la découverte de son univers…
Bel Bonjou Dylan, peux-tu nous dire quelques mots sur toi ?
En quelques mots, je dirais que je suis passionnée, rêveur, positif, challenger, mystérieux, émotif.
J’ai 22 ans, je suis étudiant en Master 1 en arts au Campus Caribéen des Arts, après des études de STD2A (Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués) au Lycée Victor Anicet de Saint-Pierre.
“Dylan Harisson”, ça sonne très américain. Est-ce que c’est ton vrai nom ?
Dylan Harisson est mon nom d’artiste.
Dylan est mon deuxième prénom, Harrisson vient d’un projet commun que j’ai eu avec une ancienne relation. Harisson devait être le nom de la marque. D’où Dylan Harisson. (Dylan Harisson s’appelle en réalité Andy Mongis).
Pourquoi peins-tu ? Qu’est ce qui t’attire dans cet art ?
En fait, je suis polyvalent : sculpture, photo, vidéo, l’installation (une installation artistique est une œuvre d’art en trois dimensions, créé pour un lieu spécifique et conçue pour modifier la perception de l’espace).
Mais il est vrai que la peinture est mon art de prédilection. Ce qui me plaît dans la peinture est l’émotion créée par rapport à une couleur. De plus, on crée une forme de vie dans la peinture : dégager une émotion à travers la peinture, c’est magnifique.
**Comment décrirais-tu ton art ? **
Humm… Chargé de corps et d’émotions, je pense. Sensible et reconnaissable, je l’espère…
Quelles sont tes inspirations ?
Mes inspirations ne viennent pas du tout de la Martinique mais essentiellement de Michel-Ange*.
J’aime beaucoup la manière dont il gère les formes, il travaille beaucoup sur la beauté et le corps. Le corps est selon moi le lieu des émotions.
* Génie de la Renaissance italienne, Michel-Ange (1475 – 1564) est d’abord un sculpteur virtuose du marbre, mais il s’est aussi illustré en tant que peintre du Vatican, notamment dans la chapelle Sixtine.
















