Pourquoi avoir monté un groupe de Chanté nwel ?
Afin de retrouver un peu de notre culture et beaucoup de chaleur en période hivernale. Le chanté nwel reste un incontournable de la culture antillaise, au pays comme à Paris ! Ici aussi nous sommes très demandeurs de Chanté Noël. C’est l’occasion de se retrouver et partager notre culture. On a souvent des échanges avec un public très enthousiaste (et chaud bouillant), ce qui nous encourage à continuer à perpétuer la tradition même à 8000 kilomètres de chez nous.
Comment vivez-vous cette période en ces temps de crise sanitaire ?
C’est assez compliqué car beaucoup de prestations ont été annulées. Or je me répète encore, mais c’est dans notre sang. Aussi nous nous sommes adaptés, et nous faisons avec. Les chanté noël nécessitent une organisation différente afin de respecter les mesures sanitaires : contrôle des pass sanitaires, masque obligatoire en intérieur, public restreint. Mais une chose est sûre, nous continuons à chanter.
Un souvenir de Noël ?
En novembre 2019, nous avons eu la chance de pouvoir organiser notre propre chanté nwël en mode bo kay [à la maison]. Ça paraît anecdotique, mais la modernité a pris le pas et on oublie souvent les anciennes traditions. Nous avons voulu tenter un concept un peu plus traditionnel, plus à l’ancienne …
Notre chanté nwël était donc gratuit, avec une participation par personne (à boire ou à manger). Et les gens ont totalement adhéré. “Pa té ni moun lanmin balan”. [Personne n’est venu les mains vides]. Entre 150 et 200 personnes. Un public au top. La fête a duré jusqu’au petit matin ! C’est ça Noël chez nous.
Noël en 5 mots ?
Tradition, Convivialité, Famille, Kantik et bien sûr Rhum
Entretien réalisé par Aurélie FC
Photos : Gaël Vicomte








