HISTOIRE de la commune de GRAND RIVIERE
Tout commence vers la fin du XVIIe siècle.
Les Jésuites décident d’y installer une chapelle.
Le Père Labat, qui résidait en ce temps-là au Macouba à l’Habitation Potiche, déclara : “Nous allâmes dire la messe à une petite chapelle qui est de l’autre côté de la Grand’Rivière. Le père jésuite du Prêcheur y vient dire la messe deux ou trois fois l’année.”
À la suite du décret colonial du 12 juin 1837, Grand’Rivière, Macouba et Basse-Pointe vont former la “Commune du nord”.
Cette dernière sera dissoute en 1945 quand le Macouba sera érigée en commune.
Dès lors, Grand’Rivière Martinique dépendra de cette dernière et ce jusqu’en 1888, date à laquelle elle deviendra une commune à part entière.
Son éloignement nécessitera tout de même la création d’un poste de gendarmerie en 1852 par le contre-amiral Vaillant, à l’époque gouverneur de la Martinique.
Le premier maire de la commune sera Théophile-Anatole Rémilien, désigné le 20 mai 1888.
Le 25 juin 1940, marquera l’histoire de Grand’Rivière et de toute la Martinique, car cette dernière passera sous l’administration de l’Amiral Robert !
La commune deviendra l’une des plaques tournantes de la résistance martiniquaise.
En 1942, un représentant de l’Amiral Robert et l’archevêque, Mgr Varin de la Brunelière, arrivent à Grand’Rivière avec l’objectif de changer les drapeaux républicains par des croix.
Les Riverains, eux, ne sont pas du tout de cet avis !
Cette situation déclenche de nombreux affrontements entre les partisans de l’Amiral Robert et le reste de la population.
La commune Grand Riviere Martinique sera considérée comme une “commune de résistants” tout au long de cette période.
Elle sera utilisée comme plaque tournante par les Martiniquais pour tous types de trafics, que ce soit pour rejoindre les alliés, pour le commerce ou encore le marché noir.
Les altercations devenaient de plus en plus nombreuses entre contrebandiers et douaniers, à tel point que l’Amiral Robert décida de créer un poste de douane chargé de régulariser les expéditions et les réceptions de marchandises.