HISTOIRE de la commune LE LORRAIN
Le Lorrain est la plus grande commune du nord atlantique de la Martinique.
Anciennement appelée Grande-Anse, par rapport à la rivière du même nom traversant la commune, le Lorrain a d’abord été peuplé par les Arawaks puis par les Caraïbes.
Malheureusement, ces derniers furent chassés de leur territoire suite à leur défaite face aux colons en 1658.
Dès lors, la commune se transforme en grande zone agricole où l’on cultive canne à sucre et tabac.
Son territoire comprend à l’époque l’actuelle commune du Marigot ainsi que celle du Lorrain.
Ce n’est qu’en 1889 que les frontières de la commune seront délimitées de nouveau et elle prendra le nom du “Lorrain”.
Par ailleurs, cette dernière était en majorité peuplée d’esclaves sortis d’Afrique.
Sa population s’enrichira petit à petit d’Indiens suite à l’abolition de l’esclavage.
En effet, les esclaves affranchis refusèrent de continuer à travailler pour leurs anciens bourreaux.
De ce fait, une vague d’immigrés Indiens décida de venir s’installer et travailler en Martinique.
Petit à petit la population se mélangea, les anciens esclaves finirent par travailler quand même pour les “békés”, mais l’ambiance n’était pas au beau fixe.
Les travailleurs subissaient toujours beaucoup de mauvais traitements, ne recevant que très peu d’argent. Ces conditions difficiles menèrent à une grève qui se conclu par un drame social.
Ce fait historique est justement raconté par le célèbre chanteur Kolo Barst dans sa chanson “Févryé 74”.
Cette grève dura plus d’un mois et affectant plus précisément le secteur agricole.
Les policiers n’arrivant pas à maîtriser la situation de façon passive décidèrent donc, sous impulsion du préfet, de faire usage de leur arme à feu face aux manifestants.
Cet affrontement fera 2 morts et plusieurs blessés du côté des ouvriers agricoles, et un blessé du côté des forces de l’ordre.
Quelques jours plus tard, les ouvriers obtiendront une augmentation de salaire.
Depuis, le Lorrain demeure un symbole de lutte ouvrière en Martinique.
Es ou té sav sa ?
Dans les années 1700, la commune du Lorrain comptait déjà près de 17 sucreries !